Le déroulement de l’opération de la cataracte suit un protocole précis et parfaitement maîtrisé. Après anesthésie locale et mise en place du champ opératoire, le chirurgien pratique une micro-incision cornéenne, fragmente le cristallin aux ultrasons et en retire les débris. Un implant est alors introduit pour remplacer le cristallin et rendre à l’œil sa transparence. L’intervention se termine par l’instillation de collyres et la pose d’une coque protectrice. Au total, elle ne dure pas plus d’une trentaine de minutes.
Immédiatement avant l’opération
Le déroulement de l’opération de la cataracte démarre par l’instillation de gouttes anesthésiantes dans l’œil à traiter. Ensuite, le chirurgien applique une solution antiseptique sur l’œil, les paupières et la peau environnante. Un champ opératoire stérile est alors mis en place, puis un blépharostat pour maintenir les paupières ouvertes. Le microscope opératoire est alors positionné au-dessus du patient.
Incisions cornéennes et accès au cristallin
L’intervention commence par la réalisation d’une micro-incision cornéenne de quelques millimètres, complétée le cas échéant par une ou deux ouvertures accessoires, en particulier pour permettre l’introduction des instruments requis.
Le chirurgien injecte ensuite un gel viscoélastique qui sert à assurer la stabilité mécanique des structures oculaires pendant l’opération. L’étape suivante est la « capsulorhexis », geste qui consiste à pratiquer une ouverture circulaire régulière de la capsule antérieure du cristallin, afin de se donner accès à celui-ci.
Fragmentation et aspiration du cristallin : une étape clé dans le déroulement de l’opération de la cataracte
Grâce à une minuscule sonde ultrasonique introduite via la micro-incision, le praticien fragmente progressivement le cristallin. L’intérêt de cette phase de phaco-émulsification est de n’avoir à extraire que des fragments, et non pas le cristallin intègre. C’est ce qui permet de minimiser la taille des incisions cornéennes nécessaires et fait qu’elles sont auto-étanches, ne nécessitant aucune suture en fin d’intervention.
Les fragments sont aspirés en continu au cours de la fragmentation, puis le chirurgien nettoie minutieusement l’intérieur de la capsule biologique qui contenait le cristallin, tout en préservant sa face postérieure sur laquelle prendra appui la lentille artificielle.
Introduction de l’implant
Une fois le sac capsulaire parfaitement préparé, le chirurgien insère l’implant intraoculaire, choisi préalablement sur la base des analyses du bilan préopératoire. Pratiquement, cette lentille artificielle est pliée dans un petit injecteur. Une fois introduite, elle se déploie doucement dans le sac capsulaire. Son centrage et sa stabilité sont alors contrôlés. Le gel viscoélastique est ensuite aspiré, afin d’éviter toute hausse de pression intraoculaire dans les heures suivant l’intervention.
Fin d’intervention et soins immédiats
En fin d’intervention, le chirurgien instille dans l’œil des gouttes antibiotiques et anti-inflammatoires afin de prévenir le risque infectieux et l’inflammation post-opératoire. Une coque protectrice est ensuite mise en place.
Le patient reçoit alors une ordonnance pour des collyres à utiliser au cours de la convalescence. Les consignes à respecter lui sont par ailleurs rappelées. Elles incluent le fait de ne pas se frotter l’œil, d’éviter les efforts importants, et de respecter les rendez-vous de contrôle qui démarrent dès le lendemain.








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