Pour un patient envisageant une opération en chirurgie réfractive, comprendre le barème d’une surcomplémentaire santé est indispensable, afin d’estimer le reste à charge réel. Les contrats les plus intéressants sont ceux qui proposent un forfait élevé par œil, sans carence, et clairement dédié aux techniques réfractives, qu’elles soient laser ou implantaires.
Surcomplémentaire santé : définition et principe
De plus en plus de mutuelles proposent des forfaits qui permettent le remboursement partiel des actes de chirurgie réfractive. Cela se fait de façon forfaitaire. En effet, il ne peut pas s’agir d’un pourcentage du tarif conventionnel de l’Assurance Maladie, puisque les interventions de chirurgie réfractive sont hors nomenclature.
Cet apport des mutuelles constitue une aide substantielle et aide de nombreux patients à financer leur opération des yeux. Cependant, pour accroître la part de remboursement, il est possible de souscrire à une surcomplémentaire santé en chirurgie réfractive, qui vient ajouter un second niveau de prise en charge.
Cela peut se faire de deux manières. Fréquemment, il s’agit de surcomplémentaires internes, autrement dit d’un niveau de garantie supplémentaire proposé par la même mutuelle que le contrat de base. Le patient conserve le même organisme, mais ajoute une « couche » de prise en charge. Pour sa part, la surcomplémentaire externe correspond à un second contrat, souscrit auprès d’un autre organisme.
Quoi qu’il en soit, cette couverture additionnelle entre en jeu après la mutuelle principale, pour réduire encore davantage le reste à charge. Bien entendu, les remboursements ne peuvent jamais dépasser le montant réellement payé par le patient, conformément au principe d’interdiction de la sur-indemnisation, inscrit dans le Code de la mutualité et le Code des assurances.
Comment fonctionnent les barèmes de surcomplémentaire santé en chirurgie réfractive ?
Les mutuelles et surcomplémentaires utilisent plusieurs formats de barèmes. Fréquemment, le remboursement se base sur un forfait annuel par œil, par exemple 400 € / œil / an. C’est la formule la plus simple et la plus transparente. D’autre fois, c’est un forfait annuel global pour les actes non remboursés. Pour les candidats à un traitement de chirurgie réfractive, cette formule est moins lisible, car le forfait peut être partagé avec d’autres types de soins (ostéopathie, dentaire non remboursé…).
Par ailleurs, pour bien comprendre son barème, il convient d’identifier précisément ce que couvre le forfait. Ainsi, une appellation comme « forfait chirurgie oculaire » n’inclut pas forcément toutes les méthodes opératoires (PKR, Lasik, SMILE, PresbyLasik, implants Phake, Prelex…).
Enfin, l’aspect « délai de carence » est primordial. En effet, certaines surcomplémentaires imposent un délai avant activation des garanties. Pour une chirurgie programmée rapidement, il faut donc s’orienter vers un contrat sans délai de carence.








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