Quand faire une chirurgie réfractive ? Les signes à surveiller

par | 2 février 2026

Cette actualité appartient aux catégories suivantes : Chirurgie réfractive

Lorsque le patient ressent une gêne visuelle, pour savoir si une chirurgie réfractive est envisageable, un diagnostic ophtalmologique complet doit être réalisé. Il se compose d’un entretien approfondi avec le praticien et d’un certain nombre d’analyses. Sur ces bases, le spécialiste peut alors éventuellement proposer un traitement chirurgical. C’est alors au patient, préalablement informé selon le code de déontologie de la profession, de décider si oui ou non il souhaite se faire opérer pour s’affranchir du port de verres correcteurs.

 

Symptômes généraux des troubles de la réfraction

Bien entendu, un patient ne peut pas décider seul de bénéficier d’une chirurgie réfractive. L’indication doit être posée par le spécialiste. C’est seulement à ce moment-là que le sujet, préalablement informé des résultats raisonnablement escomptables et des risques du traitement, peut choisir : intervention ou pas.

Cela étant dit, plusieurs symptômes doivent pousser à consulter un ophtalmologue. Même si certains sont communs à divers troubles de la vision, d’autres sont très spécifiques.

Ainsi, la myopie se manifeste par une vision floue de loin alors que la vue de près reste généralement correcte. A l’inverse, les hypermétropes voient systématiquement mal à courte distance, parfois aussi de loin. Pour sa part, l’astigmatisme induit une déformation des images à toutes les distances : lignes ondulées, lettres étirées… Enfin, la presbytie se traduit par une difficulté progressive à voir de près à partir de 45 ans.

Dans la plus grande partie des cas, ces manifestations ont préalablement débouché sur le port de verres correcteurs, solution classique de prise en charge des troubles de la réfraction. Elle s’impose notamment chez les sujets jeunes, dont la croissance n’est pas terminée, et donc chez qui l’intérêt d’opérer est quasi nul, puisque leur vision n’est pas stabilisée.

Plus tard, chez les individus adultes et qui n’ont pas eu à changer de lunettes ou de lentilles au cours des 2 dernières années, l’éventualité d’une intervention peut être discutée, après un bilan ophtalmologique complet. Ses buts sont multiples : écarter les contre-indications à tel ou tel type de traitement, définir précisément la correction optique devant être apportée et choisir pour cela la technique opératoire la plus adaptée.

 

Bilan ophtalmologique : une chirurgie est-elle possible et pertinente ?

Le bilan ophtalmologique démarre généralement par un entretien approfondi avec le praticien. Il se renseigne sur les antécédents médicaux du patient, ses attentes en termes de résultat et son mode de vie. Ces aspects peuvent notamment affecter le choix d’une technique opératoire. Par exemple, le Lasik est déconseillé chez les sujets dont certaines activités les exposent à des chocs oculaires.

D’autre part, un certain nombre d’analyses doivent être réalisées. En particulier, l’étude de la réfraction permet de définir précisément le trouble visuel du patient (myopie, hypermétropie, astigmatisme ou presbytie) et de le quantifier. Pour sa part, la réalisation d’une topographie et d’une pachymétrie permet d’examiner la forme de la cornée et de dépister des contre-indications, kératocône ou épaisseur cornéenne insuffisante notamment.

Par ailleurs, selon les patients, le spécialiste peut également étudier la qualité du film lacrymal, la taille de la pupille, l’état du fond d’œil ou encore la transparence du cristallin.

Ce sont toutes ces analyses qui permettent de savoir si une chirurgie réfractive serait envisageable, adaptée au patient, sûre et potentiellement efficace. Lorsque c’est le cas, le chirurgien a alors l’obligation légale de délivrer un devis personnalisé et le patient dispose d’un délai de réflexion légal pour faire son choix.

Ainsi, la réponse à la question « quand se faire opérer ? » est simple : une fois que le bilan confirme l’intérêt d’un type d’intervention donnée et après avoir pesé le pour et le contre, en termes de confort quotidien et éventuellement aussi d’un point de vue financier.

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